Autopoïèse

Définitions ?

La  » théorie de l’autopoièse  » dont Varela est l’auteur avec Humberto Maturana, s’inscrit en biologie théorique avec des travaux en immunologie, et forme la nervure centrale de ce qu’il développera seul dans les années quatre-vingts sous le nom d’énaction. S’appuyant sur différents concepts comme le  » couplage structurel  » ou la  » clôture opérationnelle « , la théorie de l’autopoièse permet de comprendre l’évolution d’un organisme avec son milieu sans passer par la  » représentation « , ni par les catégories classiques de sujet et d’objet, d’intérieur et d’extérieur, ni même par la sélection naturelle. » (tiré de http://alemore.club.fr/ATP_PVDVarela.htm)

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Enaction

Le terme  a été proposé par Francisco Varela pour désigner un nouveau paradigme en sciences cognitives, basé non pas sur la métaphore de l’ordinateur comme dans le cognitivisme classique, mais sur celle des organismes vivants. Ce terme est en lien étroit avec la notion d’autopoïèse, autre construction de Varela, et avec la notion de cogniton située, incarnée.Il est extrêmement difficile de trouver une définition claire de l’Enaction.

L’Enaction est un paradigme (1).

« L’organisme donne forme  son environnement en même temps qu’il est façonné par lui [..] Le comportement est la cause première de toutes les stimulations. [..]Les propriétés des objets perçus et les intentions du sujet, non seulement se méangent mais constituent un tout nouveau. [..]L’organisme, selon la nature propre de ses récepteurs, les seuils de ses centres nerveux et les mouvements de ses organes, choisit dans le monde physique, les stimuli auxquels il sera sensible. » (Merleau-Ponty)

Liens

Référence

  • Invitation aux Sciences Cognitives de Francisco J VARELA : ouvrage à conseiller aux débutants
  • Pour tout comprendre il faut lire le difficile ouvrage suivant : Francisco Varela, Evan Thompson et Eleanor Rosch, The Embodied Mind : Cognitive Science and Human Experience, 1991, MIT Press (trad. en français par Véronique Havelange : L’Inscription corporelle de l’esprit : sciences cognitives et expérience humaine, Seuil, Paris, 1996).

(1) Un paradigme est un exemple, un modèle particulièrement illustratif d’une conception : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme

Affordance

Définition ?

D’après D. A. Norman : « Le concept d’affordance a été inventé par le psychologue Gibson pour désigner les propriétés actionnables entre le monde et un individu (homme ou animal). »
(voir http://www.irit.fr/rtp.ergo-usages/intranet/files/Documents/paperscollection/journal/Traduction_Norman.pdf)

L’idée est que la perception que nous avons d’un objet est modelée par l’ensemble des actions que nous pouvons exercer sur lui et avec lui sur le monde.Comme la forme même des objets est en partie dictée par leurs usages et les actions que l’on peut effectuer avec eux, ce concept d’affordance a eu un succès certain dans le domaine du design.

Références

  • Gibson, J. J. « The Theory of Affordances ». In R. E. Shaw & J. Bransford (eds.), Perceiving, Acting, and Knowing. Lawrence Erlbaum Associates, Hillsdale, NJ, 1977.
  • Norman, D. A. The Psychology of Everyday Things. Basic Books, New York, 1988. In paperback as The Design of Everyday Things. Doubleday, New York, 1990.

Approche écologique (from ecological psychology)

Une définition ?

Cette appellation est inspirée du terme « ecological psychology »  proposé par James J. Gibson pour souligner l’importance des interactions entre l’animal (l’homme) et son milieu en ce qui concerne l’étude des mécanismes de la perception.

Pour plus de détails consulter cette page : http://fr.wikipedia.org/wiki/Approche_%C3%A9cologique_de_la_perception_visuelle

ou bien le site en anglais www.ecologicalpsychology.com

Les idées principales de ce courant

Pour Gibson, les contraintes mutuelles s’exerçant entre ces deux entités font que l’on ne peut étudier séparément l’environnement (d’un point de vue de physicien, ou de biologiste) et l’animal (d’un point de vue biologique ou psychologique). Il fut conduit à cette constatation à partir de ses premiers travaux appliqués concernant le guidage perceptif de l’action (atterrissage d’avion, conduite automobile). La démarche écologique se veut dans la continuité de la démarche scientifique utilisée en Sciences Naturelles : la recherche de « loi naturelles » guidant l’explication du fonctionnement du monde vivant. Cette attitude s’oppose à celle de la psychologie classique qui s’efforce d’isoler des processus mentaux dont le fonctionnement est décrit comme celui d’un « mécanisme » traitant de l’information. L’approche écologique s’efforce ainsi de ne pas réduire le monde vivant à sa dimension purement physique et les processus mentaux au seul traitement de l’information.

La psychologie « écologique » s’est relativement peu intéressé aux mécanismes de l’apprentissage puisque son champ d’étude est celui des interactions entre un organisme et son milieu en situation d’équilibre. Mais les recherches actuelles se sont saisit de la problématique de l’apprentissage.

mots clés : affordances – champ optique ambiant – perception directe – invariants – vicariance

auteurs principaux : James J.. Gibson – Michael Turvey – D.N. Lee

Quelques références

  • The Theory of Affordances, Gibson, 1977
  • The Ecological Approach to Visual Perception, Gibson, 1979
  • The Perception of the Visual World (La perception du monde visuel, 1950)
  • Lee, D.N. (1980). Visuo-Motor Coordination in Space-Time. In G.E. Stelmach & J. Requin (Eds.), Tutorials In Motor Behaviour. North Holland.
  • Lee, D.N., Young, D.S., Reddish, P.E., Lough, S., & Clayton, T.M.H. (1983). Visual Timing in Hitting an Accelerating an Accelerating Ball. Quarterly Journal of Experimental Psychology, 35A, 333-346.
  • Lee, D.N., Lishman, J.R. & Thomson, J.A. (1982). Regulation of Gait in Long Jumping. Journal of Experimental Psychology: Human Perception and Performance, 8, 448-459.

Voir aussi

  • la notion d’affordance
  • la notion de champ optique ambiant
  • la perception directe
  • la notion de vicariance